Cinéma Le Cornay - rue de l'Abreuvoir - 86120 Loudun

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Association cinéma Art et essai

 HUIT ET DEMI

jeudi 15 octobre à 20h00

Soudain

Soudain | Film Diaphana Distribution

de Ryüsuke Hamaguchi

 (France/Japon- 2026 - 3h15)

Avec : Virginie Efira, Tao Okamoto, Kodai Kurosaki

Tout public

Directrice d'un établissement pour personnes âgées, Marie-Lou tente d'y instaurer une philosophie de soins innovante basée sur l'écoute et la dignité des résidents, malgré la réticence d’une partie de ses équipes. Sa rencontre avec Mari, une metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer, va bouleverser sa trajectoire. En nouant une amitié profonde, les deux femmes engagent ensemble un combat pour “rendre possible l’impossible”.

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Certains diront que c’est trop long, trop bavard, trop théorique. C’est ne pas voir ce qui fait la beauté du film, toute sa singularité, sa vitalité sensible, l’émotion qu’il parvient à créer en permanence sans jouer pourtant la carte du mélodrame que le scénario lui tend (un cancer incurable) : à part Manoel de Oliveira, on pense à peu de cinéastes capables de trouver un équilibre semblable. (Cahiers du cinéma)

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Un chef-d’œuvre d’humanisme et de profondeur auquel on aurait bien donné une Palme d’or à Cannes et qui a remporté un prix d’interprétation pour ses deux actrices exceptionnelles. (Le Point)

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On ressort de l’expérience délesté·e de quelques tensions parasites, comme si Hamaguchi s’était personnellement occupé de nos tissus douloureux. Un véritable film-care, à embrasser sans hésiter. (Les Inrockuptibles)

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Pour Nicolas Schaller, cette œuvre transcende le simple cadre du cinéma pour devenir « presque une expérience de vie » pour l’interprète et « une expérience de projection » pour le public. Le journaliste avoue qu’il aurait volontiers récompensé simultanément le réalisateur et ses deux comédiennes, saluant une complicité qui crée « une espèce de chimie qui se produit pendant 3h15 ». Bien que le récit aborde des sujets graves et complexes liés au quotidien d’un EHPAD, à l’autisme ou à la maladie d’Alzheimer, il évite constamment le piège du pathos pour s'élever vers « une hauteur de vue, d’une grandeur, d’un humanisme assez bouleversant ». Schaller souligne également la virtuosité de la mise en scène qui « bascule d’un régime de langage à un autre », mêlant de longues conversations intimes et des plans-séquences mémorables à la BNF. Il conclut en qualifiant l'œuvre de « film thérapeutique sur l’écoute et le soin », tout en y décelant « une critique féroce du capitalisme ». (Le Masque et la Plume sur France Inter)

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En contrepoint de leur conversation nocturne sur les quais de la Seine, Hamaguchi filme les deux femmes assistant au lever du jour sur la campagne de Kyoto. Mari y confie craindre moins la mort elle-même que la perspective de disparaître sans laisser de trace. En arrière-plan, de nouveau, la lumière lui répond : le jour se lève, presque à son insu. La mort ne pourra certes pas être évitée, mais elle ne saurait effacer les moments qui l’ont précédée : une promenade nocturne sur un fauteuil roulant, une étreinte dans une chambre d’EHPAD, la nuit qui tombe en France, le jour qui se lève au Japon, ou encore une comptine qu’on a aimé chanter, puis écouter – « Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai. » (Critikat)

Bande annonce officielle : https://youtu.be/DbOOGPHMWaE