Cinéma Le Cornay - rue de l'Abreuvoir - 86120 Loudun
Association cinéma Art et essai
HUIT ET DEMI
jeudi 12 novembre à 20h30
(ressortie nationale du 28 octobre 2026 en restauration 4K ) :
Les Diables (de Loudun)

de Ken Russell
(Royaume Uni - 1971 - 1h54)
Avec : Vanessa Redgrave, Oliver Reed, Michael Gothard
Avertissement : ce film peut choquer aujourd'hui encore et est interdit aux moins de 12 ans
Un récit historique dramatisé sur l’ascension et la chute d’Urbain Grandier, un prêtre catholique romain du XVIIe siècle accusé de sorcellerie à la suite des prétendues possessions de Loudun. Les Diables met également en lumière sœur Jeanne des Anges, une religieuse sexuellement réprimée qui, sans le vouloir, déclenche les accusations.
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Une ressortie qui excite tous les cinéphiles : le chef-d'oeuvre punk du réalisateur britannique sera présenté dans une version 4K à partir du négatif caméra original. Précédé d'une réputation sulfureuse, Les Diables est l'un des films les plus controversé de l'Histoire du cinéma et cela fait plus de 50 ans que le studio Warner Bros se garde de sortir la version non-censurée tant désirée par les passionnés. Dans ce film avec Oliver Reed et Vanessa Redgrave, Ken Russell s'intéresse à la célèbre affaire du prêtre Urbain Grandier. En 1632, dans la ville de Loudun, ce curé qui a défié le cardinal de Richelieu est accusé d'avoir ensorcelé les religieuses du couvent des Ursulines. Il sera brûlé vif au bûcher après avoir été ignoblement torturé. Hystérique et provocant, notamment pour son époque, le classique avait suscité la polémique lors de sa sortie. Plusieurs séquences ont été coupées au montage et enfermées depuis des décennies dans le coffre-fort de Warner Bros. L'une d'entre elles, la plus célèbre, montre une scène d'orgie euphorique avec plusieurs nonnes et... une statue du Christ. (AlloCiné)
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Le film transpose l’affaire des possédées de Loudun, fait divers qui agita la France du XVIIe siècle. Une chasse aux sorcières et des supposés cas de possession dans un couvent d’Ursulines servirent alors de prétexte au Cardinal de Richelieu pour soumettre la ville de Loudun, terreau de résistance à son pouvoir menée par le prêtre catholique libéral Urbain Grandier. L’affaire permit de juger Grandier, source de ces tourments et accusé de pactiser avec le diable, et il fut exécuté sur le bûcher sans avoir avoué ses crimes. Politique et religion nouaient des liaisons dangereuses dans ce drame et, même si le cinéaste l’illustrerait par son esthétique tapageuse, tous les faits les plus révoltants dépeints dans Les Diables sont avérés. La force du réalisateur est d’y amener une atmosphère de pur cauchemar à travers les éclairages baroques de David Watkin, les décors néoclassiques de Derek Jarman où après l’austérité clinique du début on passe à des compositions de plans surchargées, des gros plans et zooms agressifs sur des visages déformés dans des rictus de pure démence. Russell a beau filmer la confusion, jamais sa mise en scène n’y cède. Les cadrages dessinent la dimension totalitaire de cette église (les lignes architecturales qui dévoilent la prison, la chape de plomb et le côté oppressant de cette société notamment lors de la scène finale de procès) et l’ironie mordante fait mouche sous le dégout. L’inquisition libère ainsi une dépravation qui avait relativement réussi à être contenue par les nonnes qui désormais s’abandonnent aux orgies les plus extravagantes. (DVD Classik)
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Baroque, débridé, très représentatif de la démesure d’un certain cinéma britannique des années 1970, Les Diables prend pour sujet l’affaire des Diables de Loudun. Survenue dans la France du XVIIe siècle, cette chasse aux sorcières lancée par Richelieu à l’encontre du prêtre Urbain Grandier, impliquait également des nonnes, possédées par le démon. (Festival de Cannes 2026)
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Au cœur des Diables se trouve une critique virulente de la religion institutionnelle et de son alliance avec l’État, ainsi que des mécanismes de désignation de boucs émissaires et de répression violente. À sa sortie, Les Diables a été interdit dans plusieurs pays et lourdement censuré dans d’autres. Le film regorge d’images débridées d’extases mystiques, de torture, de violence et de transgressions sexuelles. Les scènes les plus choquantes ont dû être coupées avant même que les organismes de classification cinématographique du Royaume-Uni et des États-Unis acceptent d’attribuer une classification au film. La coupe la plus importante concernait la séquence du « viol du Christ », dans laquelle les religieuses possédées profanent une effigie grandeur nature du Christ au cours d’une orgie frénétique. Loin de se limiter à une volonté de choquer, cette scène condense les principaux thèmes du film. Une grande partie des séquences coupées était considérée comme perdue jusqu’en 2002, lorsque le critique de cinéma Mark Kermode les a retrouvées dans les archives de Warner Bros. Ken Russell a ensuite réalisé une version longue conforme à sa vision en 2004, projetée devant un public restreint. Warner Bros a néanmoins attendu vingt-deux années supplémentaires avant de sortir cette version restaurée. (The Conversation)
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Avec ses scènes sanglantes et sexuelles choc longtemps censurées, Les Diables de Ken Russell est l’un des films les plus subversifs de tous les temps. Sorti en 1971, ce long-métrage porté par Oliver Reed et Vanessa Redgrave et suivant une affaire de possession du XVIIe siècle à Loudun en dit toujours long sur les dérives du pouvoir. Plus d'un demi-siècle après sa sortie, le projet ressort au cinéma en France en version non mutilée.
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Et pour finir, un peu de technique :
Nouvelle restauration 4k réalisée à partir du négatif caméra original. Son remasterisé à partir du Composite 35mm Mag Film original, transféré à 96kHz. Restauration image et son a été réalisée par Warner Bros. Post Production Creative Services, Water Tower Color, et Warner Bros. Sound. Le film est présenté dans sa version originale intégrale.
Bande annonce officielle : https://youtu.be/dnxK-83Sjlw
